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Tout sur les félins

Le chat sauvage

 

       

 

 

 

               

 

 

 

                   

Le terme " chat sauvage " regroupe une multitude d'espèces dont une grande majorité vit  en Asie
En effet , les forêts humides  de l ' Asie du sud-est  foisonnent de nombreux petits " chats " très discrèts.

Certains ont une allure vraiment étonnante comme le chaus qui est un grand chat sauvage ou le chat de Mongolie qui ressemble étrangement au chat persan.

L'observation de ces petits félins est difficile.
Ils vivent souvent dans des régions reculées et ne sortent  qu'à la tombée du jour pour chasser.

 

chat haret

Le chat haret est un chat domestique retourné à l'état sauvage. 
C'est le phénomène du marronnage. 
Il peut avoir connu la vie auprès des hommes ou bien être né dans la nature. 
Il n'en reste pas moins un chat domestique Felis silvestris catus.

La différence entre le chat domestique proprement dit et le chat haret est uniquement éthologique.
 Le chat haret ne doit pas être confondu avec le chat sauvage , qui forme trois sous -espèces distinctes ( Felis silvestris silvestris , Felis silvestris lybica et Felis silvestris ornata ).

 

Le chat orné

 

 

 

 

 On le connait également en Russie sous le nom de chat des steppes.
Il est très proche du chat sauvage d'Europe mais un peu plus petit.

Il s'apprivoise très facilement et depuis des siècles et  il vit en parfaite harmonie avec les hommes dans certaines régions. 
Son nom scientifique est Felis silvestris ornata. 
On le rencontre dans les steppes et les forêts de l'ouest de l' Asie jusqu'au désert de l'Indus. 
Il mesure 80 cms pour un poids moyen de 6 kg.

Le Chaus

 

 

 

 

 

 

Egalement baptisé " chat des marais " ,  le chaus ( felis chaus ) est assez imposant avec une longueur qui  peut atteindre 75 cm pour un poids de 10 à 15 kg.

Haut sur pattes , ses oreilles sont terminées par un pinceau de poils noirs. 
Il apprécie les bords de plans d'eau afin d' y chasser les grenouilles ou les oiseaux.

Cette espèce s'adapte à differents types d'habitats et n'hésite pas à roder autour des villages. 
On le rencontre de l'Egypte à l' Indochine et au Sri Lanka.

 

Le chat viverrin

 

 

 

 

 

 

 

 

Egalement appelé " chat pêcheur " , il chasse éssentiellement les poissons , les grenouilles , les mollusques ou les crustacés.

Il fréquente les marécages et les régions humides de Sumatra , Java , de la Chine méridionale et de l'Inde.

Inutile d'essayer de le caresser , son poil est aussi  rude qu'une toile de jute.

Le " chat-pêcheur " voit ses éffectifs diminuer sous l'effet du piègeage et de l'absence d' éfficacité de la règlementation.

Le plus étonnant chez ce chat sont ses pattes légèrement palmées qui lui permettent de nager plus vite. 
Et oui...la coutume qui veut que le chat déteste l'eau ne s'applique pas du tout au " chat viverrin " !

Il reste le plus souvent en embuscade sur la berge  , prêt à sauter sur le premier poisson venu.

Contrairement à ses cousins , ses griffes ne sont pas entièrement rétractiles.

Son nom scientifique est Felis viverrina
Il peut mesurer jusqu'à 85 cm de long pour un poids inférieur à 10 kg.

 

Le chat de Temminck

 

 

 

                             

 

Egalement baptisé " chat doré d' Asie " , ce chat sauvage peut vivre jusqu'à 3 000 d'altitude. 
C'est une chat  téméraire qui n' hésite pas à attaquer des grosses proies comme de jeunes cerfs. 
Il emploie alors la même technique que les grands félins et plante ses crocs dans la gorge de sa proie.

On le reconnaît aux longues bandes blanches , parfois teintées de bleu , qu'il porte au sommet du crâne.

On le rencontre du Népal à la Chine du sud mais également à Sumatra
Il peut mesurer jusqu'à   1,05 m de long pour un poids avoisinant les 20 kg. 
Son nom scientifique est  Felis temmincki.

 

Le chat  de l'île Iriomote

 

 

 

C'est en 1967 que ce chat fut étudié pour la première fois par un naturaliste japonais. 
Cette espèce , inconnue jusqu'alors , est  endémique à cette île du Japon.

Les scientifiques pensent qu'il dérive du chat du Bengale et qu'il a évolué différemment du fait de son isolement insulaire.

C'est un petit chat de 50 à 60 cm de long dont la population globale ne dépasse pas les 100 individus.

Cette espèce est protégée. 
Un parc national a été crée dans l' île , mais , il a suscité la colère de la population locale qui souhaitait exploiter les terres pour leurs  cultures. 
De ce fait , le chat d'Iriomote a été repoussé vers des terrains en altitude où les proies se font rares.

 

Le chat tacheté de rouille

 

C'est l' un des plus petits félidés du monde avec seulement 45 cm de long maximum. 
Il chasse les gros insectes et les petits mammifères.

On l'appelle également " chat roussâtre " en rapport avec la couleur de son pelage. 
On a déjà observé des tigres du Bengale qui faisaient de ce petit félin , un  encas !

Il évolue dans le sud de l' Inde et au Sri Lanka. Son nom scientifique est Felis rubiginosa.

 

Le Manul

 

 

        

 

 

 

 

 Ce chat s'est parfaitement adapté aux grandes étendues des steppes d' Asie
Pour pouvoir chasser sa proie favorite , le lièvre , son ouie s'est particulièrement développée. 
Ses larges oreilles lui permettent d'amplifier les sons.

Il possède une fourrure très épaisse parssemée de poils blancs. 
Cette magnifique boule de fourrure hante la steppe et les montagnes d' Asie mineure et de Chine.

On l'appelle aussi " chat de Pallas ". 
Il est  peut-être à l'origine des races domestiques moyen-orientales à poils longs. 
Son nom scientifique est Felis manul. Il mesure jusqu'à 65 cm de long.

 

Le chat de Mongolie

 

 

 

 

 

 

 

Le " chat de Chine " possède un pelage très épais qui lui permet de résister au froid des steppes  et des  montagnes. 
La  nature a tout prévue puisque des touffes de poils protègent ses pattes de la chaleur du sable comme du froid de la neige. 
C'est un chat vraiment splendide qui mesure jusqu'à 85 cm de long. Son nom scientifique est Felis bieti.

 

Le chat du Bengale

 

 

 

Si on connait bien le tigre du Bengale , son petit cousin est plus méconnu. 
C'est une excellent nageur....La couleur du pelage varie selon les régions ainsi que la taille. 
Ceux de Sumatra sont plus petits que ceux de Java
On le surnomme aussi " chat-léopard " en réference à son pelage tachetée de noir. 
C'est un prédateur nocturne et forestier.

Il mène une vie solitaire et tolère rarement d'autres félins de son espèce sur son territoire. 
Son nom scientifique est Felis bengalensis
Il peut mesurer jusqu'à 60 cm de long. 
On le rencontre à Sumatra , Bornéo , Java , les Philippines , en Inde , en Chine et en Sibérie.

 

Le chat de Bornéo

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

 

Le chat de Bornéo qui semble vivre dans des parties isolées de l' île n'a jamais été aperçu vivant ou du moins très furtivement et sans avoir pu être observé. 
L'espèce a été décrite pour la première fois en 1874 à partir de la dépouille d'un spécimen mort.

C'est un petit  félidé solitaire et très discret. 
Très difficile à photographier , il est surtout connu par des dessins de naturalistes. 
Son pelage est d'un brun-rouge. Il mesure environ 50 cm de long. Son nom scientifique est Felis badia.

 

Le chat marbré

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit félin très mal connu vit principalement dans les forêts humides d' Asie du Sud-Est. 
Malgré sa taille de chat domestique , il est un cousin des grands félins.  
Il mesure entre 46 et 62 cm et pèse de 2 à 5 kg. 
Sa longue queue ( de 35 à 55 cm ) sert de balancier lorsqu'il va dans les arbres et la largeur de ses pattes est aussi un atout pour chasser dans les arbres. 
Ses canines sont longues par rapport à sa taille , c'est là un autre caractère qu'il partage avec la panthère nébuleuse.

 

 

On ne sait pas exactement à quel moment de notre histoire le chat a commencé a être domestiqué.
On suppose qu'il a été attiré par les rongeurs qui dévastaient les réserves de céréales des premiers agriculteurs.

Cet allié efficace a sans doute ensuite apprécié le confort  des foyers et s'est laissé tenter par une plus complète cohabitation.
les exceptionnelles capacités physiques du chat , sa grâce et son élégance , le profond mystère de ses yeux , autant de facteurs qui ont contribué ensuite à prêter au chat une parenté divine dans toutes les civilisations.

En Egypte

On retrouve les premières traces de domestication du chat en Egypte , vers 3 500 ans avant notre ère.
Il s'agit du chat ganté ( félis libyca ) , ancêtre de notre chat domestique.

 

Une autre hypothèse soutient qu'il s'agirait plutôt du chat orné de l'Inde ( Félis ornata ) , dont le volume du crâne se rapproche davantage du chat actuel.

 

Il ne fallut que quelques siècles pour que l'homme apprécie les talents de prédateur de son allié et ne songe à le retenir près de lui.
C'était le début de la domestication , il y a environ 5000 ans.

Du statut d'allié à celui de complice et d'ami , puis de déité , il n'y avait que quelques pas que cet habile félin s'empressa de franchir.

Très vite , il devint l'attribut de la déesse Bastet , divinité féminine du bonheur , elle-même souvent représentée sous les traits d'un chat.
Considéré comme sacré , sa vie était protégé et se poursuivait au royaume de , après sa mort terrestre.
A Gizeh ou à Beni-Hassan , on a retrouvé plus de 30 0000 momies de chats , parées pour l'éternité.

 

    

 

 

 

 

En Grèce

Ce sont sûrement les marchands et marins grecs , qui commencèrent très tôt avec l'Egypte , à introduire ce félin en Europe.
Rapidement , ses talents lui permirent de supplanter les belettes ou putois chargés de protéger les greniers et Aristophane cite même le fructueux commerce du chat , au marché d'Athènes.

        

 

A Rome

C'est  avant tout l'esthétique du chat qui sédit les romains et leurs artistes , qui l'avaient découvert en Grèce.
Peintres et sculpteurs l'immortalisèrent , et de nombreuses mosaïques en gardent encore la trace.
Le chat , symbole de la liberté , devint l'attribut de Diane , apparentée à l'époque à la déesse Bastet.

Il fallut attendre le IVème siècle après J.C pour que la disparition des cultes païens signe la fin de la divinité du chat , le ramenant à son rôle de chasseur de prédateurs.

  

 

En Asie

Les témoignages sur la domestication du chat en Asie remontent à près de 3 000 ans.
En Inde , il en est fait mention dans les textes sanscrits et dans les légendes où il est la représentation de la déesse Satsi.

En Chine  , sous la dynastie des Hans , où il était le compagnon des femmes puis , plus tard , celui des moines bouddhistes.
Il est curieux de constater que la religion a toujours protégé les chats , sauf peut-être au moyen-âge ,  en Europe , où il fût associé aux cultes démoniaques.

Vers l'an 1000 , le chat fût importé au Japon où la famille impériale l'adopta.
Ce succès ne s'est jamais démenti.

 

 

 

 

En Europe

On doit  probablement l'implantation du chat en Europe  Méridionale et du Nord aux légions de Jules Cesar.
Là encore , ce sont les moines qui ont compris les premiers l'utilité , lui confiant le rôle de gardien de leurs récoltes.
Il devint également l'attribut de nombreux saints.
De nombreux foyers l'adoptèrent et il gagna rapidement sa place d'auxilliaire de l'homme , au même titre que le chien ou le cheval.

Ce statut privilégié dura de nombreux siècles , conforté par le rôle essentiel du chat lors des grandes invasions de rats que connût l'Europe.

Puis , au début du XIIIème siècle , il fut " trahi " par l'Eglise , en raison des cultes païens qui l'associaient à Freya , déesse nordique de la fertilité.
On assista alors à une période noire , au cours de laquelle le chat fût pourchassé , persécuté et sacrifié , souvent d' horribles façons.

Il fallut attendre la  Renaissance , et la fin de l'Obscurantisme , pour que le chat retrouve enfin sa quiétude et gagne même , dès le début de XVII ème siècle , une place prépondérante auprès des artistes , de la bourgeoisie et de l'aristocratie , en qualité d'animal de compagnie.

Ce sont les anglais qui , au XVIII ème siècle , se passionnèrent pour ce félin au point d'en commencer la sélection et les expositions.

  

 

 

 

Le chat  redevient à la mode : la 1ère exposition féline eut lieu en 1871 au Crystal Palace de Londres où plus de 300 chats étaient présents dont une majorité de Persans et de chats de gouttière.
En France , la 1ère exposition eu lieu en septembre 1896 au jardin d'acclimatation.

On s'occupe de plus en plus  de nos petites boules de poils , notamment en l'emmenant chez le vétérinaire , en lui préparant de bons petits plats , en le laissant dormir dans un coin douillet de la maison.
Les médias le mettront en avant à travers des bandes dessinées puis à la télévision , au cinéma....

 

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